Le rebond économique du premier trimestre au Canada montre des signes de fracture, la vigueur des secteurs de la mobilité et de l'énergie étant contrebalancée par un ralentissement important dans le secteur de l'immobilier et de l'investissement.
L'économie canadienne a renoué avec la croissance au premier trimestre 2026, bien que l'expansion ait été inégale et ait montré des signes de refroidissement en mars, selon un rapport publié le 30 avril. Le rebond a été tempéré par la faiblesse de secteurs clés, Arcadis, une société mondiale de conception et de conseil, ayant fait état d'une baisse organique des revenus de 6,0 % dans son unité commerciale couvrant l'immobilier et l'investissement au Canada.
« Bien que les pleins bénéfices de ces actions se concrétiseront au fil du temps, nous constatons déjà une dynamique initiale positive dans nos prises de commandes et nos opportunités de portefeuille », a déclaré Heather Polinsky, candidate au poste de PDG d'Arcadis, dans la mise à jour commerciale de la société du 30 avril, notant que la performance dans les solutions d'Eau et d'Énergie de la firme restait solide.
La divergence au sein de l'économie canadienne a été frappante. Arcadis a fait état d'une forte croissance organique de 6,5 % dans son domaine d'activité Mobilité, qui comprend de grands projets de transport au Canada, et d'une expansion de 3,5 % dans son segment Résilience couvrant l'énergie et l'eau. Cela contraste nettement avec la baisse organique de 6,0 % dans sa division Places, que la société a attribuée directement aux « défis persistants dans l'Immobilier et l'Investissement, en particulier au Canada et en Chine ».
Cette performance mitigée complique les perspectives de la Banque du Canada, qui doit peser un rebond trimestriel par rapport à un ralentissement mensuel et une divergence sectorielle. Les données créent une incertitude pour la politique de taux d'intérêt de la banque centrale, entraînant potentiellement une volatilité à court terme du dollar canadien et de l'indice composite S&P/TSX alors que les investisseurs analysent des signaux contradictoires.
La Mobilité et l'Énergie gagnent du terrain
Les points positifs de l'économie canadienne étaient liés aux infrastructures et à l'énergie. Arcadis a vu ses revenus nets de Mobilité croître de 6,5 % de manière organique au premier trimestre, portés par des clients clés et des extensions de projets aux États-Unis, au Canada, aux Pays-Bas et en Allemagne. La firme a spécifiquement souligné un solide portefeuille d'opportunités pour les activités routières et portuaires en Amérique du Nord.
Cette vigueur de l'activité liée aux infrastructures s'est produite parallèlement à une flambée des prix de l'énergie au cours du trimestre, un développement noté dans les rapports économiques initiaux. Alors que les actions mondiales ont reculé au premier trimestre, selon le commentaire d'Artisan Partners, la performance du secteur de l'énergie a fourni un vent arrière aux économies riches en ressources comme celle du Canada.
Faiblesse de l'Immobilier et de l'Investissement
En revanche, le secteur immobilier a montré des signes évidents de tension. Le domaine d'activité Places d'Arcadis, qui comprend ses opérations immobilières et d'investissement au Canada, a vu ses revenus nets chuter de 6,0 % sur une base organique. La société restructure activement ses activités canadiennes en délaissant les segments commerciaux en difficulté au profit des logements locatifs, étudiants et pour seniors, en plus des projets de centres de données.
Le rapport de la firme mondiale d'ingénierie offre une vue granulaire qui s'aligne sur le récit économique plus large d'une tendance au refroidissement en fin de trimestre, créant une image complexe d'une économie qui tourne à plein régime sur certains cylindres mais qui bafouille sur d'autres.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.