Selon un nouveau rapport de Daiwa Capital Markets, le récent rebond de 20 % des actions immobilières chinoises n'est pas une reprise structurelle, car les promoteurs et les acheteurs manquent de la confiance nécessaire à un redressement durable.
Selon un nouveau rapport de Daiwa Capital Markets, le récent rebond de 20 % des actions immobilières chinoises n'est pas une reprise structurelle, car les promoteurs et les acheteurs manquent de la confiance nécessaire à un redressement durable.

Selon un nouveau rapport de Daiwa Capital Markets, le récent rebond de 20 % des actions immobilières chinoises n'est pas une reprise structurelle, car les promoteurs et les acheteurs manquent de la confiance nécessaire à un redressement durable. L'analyse suggère que bien que les données de ventes d'avril aient montré une force surprenante, la reprise repose sur une base étroite et masque une faiblesse sous-jacente, ce qui conduit le cabinet à préférer les promoteurs d'État à leurs homologues privés.
Le rapport, publié le 13 mai, soutient que l'amélioration du sentiment du marché ne s'est pas encore traduite par un changement fondamental. Daiwa a noté qu'une véritable confiance de la part des promoteurs et des acheteurs est une condition préalable à une reprise structurelle et durable, une condition qui, selon elle, n'est pas encore remplie. Le cabinet a maintenu une recommandation « Acheter » sur les entreprises d'État China Resources Land (01109.HK) et China Overseas Land & Investment (00688.HK).
Les données d'avril ont montré que les ventes de logements neufs et anciens ont augmenté respectivement de 2,4 % et 5,0 % sur un an. Le rebond a été plus marqué dans les villes de premier rang, où les ventes primaires et secondaires ont bondi de 20 % et 14 %. Cependant, Daiwa a souligné que cela était dû à des appartements plus anciens et moins chers, tandis que les ventes de logements de standing au-dessus de 5 millions de RMB ont chuté de 25 % sur un an.
Daiwa estime que si la dynamique des ventes dans les villes de premier rang se poursuit, les cours des actions du secteur pourraient encore augmenter à court terme, mais les risques de correction sont réels. La préférence pour les promoteurs d'État découle de l'idée que les promoteurs privés sont confrontés à des risques importants de dégradation de leur note une fois que la dynamique actuelle du marché se sera estompée, soulignant la nature précaire du rebond.
La divergence au sein du marché immobilier chinois est un thème crucial. Alors que les chiffres globaux des ventes dans les grandes villes semblent robustes, la faiblesse du segment haut de gamme témoigne de la prudence des ménages en matière de dépenses. Les promoteurs ont été prompts à augmenter l'offre, les permis de prévente de logements neufs à Shanghai ayant bondi de 70,8 % sur un an en avril, mais peu ont retiré leurs remises. Cela indique qu'ils profitent de la brève amélioration du sentiment pour écouler les stocks plutôt que de parier sur une reprise des prix à long terme.
Cette fuite vers la qualité et cette bifurcation du marché sont également visibles dans le secteur commercial. Un rapport de 2026 de Cushman & Wakefield a noté que si les coûts d'aménagement des bureaux ont baissé dans des villes comme Shenzhen et Séoul, la concurrence pour les espaces de bureaux de premier choix et de haute qualité s'intensifie. Cela suggère que les acheteurs de logements et les occupants d'entreprises gravitent vers les actifs les plus sûrs et de la plus haute qualité, laissant le reste du marché en difficulté.
L'état du secteur immobilier est une variable clé pour l'économie chinoise globale. L'objectif de croissance annuelle du gouvernement, compris entre 4,5 % et 5 %, a été rendu plus accessible par un premier trimestre solide, mais le marasme immobilier reste un frein important. Selon les données nationales, l'investissement immobilier a diminué de 11,2 % au premier trimestre 2026, pesant sur l'investissement global en actifs fixes.
Tant qu'il n'y aura pas de reprise plus convaincante et plus large du marché immobilier, ce qui nécessite un retour significatif de la confiance des acheteurs et des promoteurs, le secteur continuera de poser un risque pour les ambitions économiques de la Chine. Le rapport de Daiwa sert d'avertissement : les récents signes de reprise des ventes immobilières pourraient être une floraison temporaire plutôt qu'un printemps durable.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.