La perspective d'une percée diplomatique entre les États-Unis et l'Iran se répercute sur les marchés de l'énergie, effaçant les primes de risque de guerre du gaz européen au brut mondial.
La perspective d'une percée diplomatique entre les États-Unis et l'Iran se répercute sur les marchés de l'énergie, effaçant les primes de risque de guerre du gaz européen au brut mondial.

La perspective d'une percée diplomatique entre les États-Unis et l'Iran se répercute sur les marchés de l'énergie, effaçant les primes de risque de guerre du gaz européen au brut mondial.
Les prix du gaz naturel européen ont plongé de près de 6 % alors que les traders évaluaient le potentiel d'un accord diplomatique entre les États-Unis et l'Iran qui pourrait lever les sanctions et stimuler l'offre énergétique mondiale, entraînant le pétrole brut Brent en baisse de 1,5 %. Ce mouvement reflète un optimisme prudent sur les marchés après des semaines d'escalade du conflit en Asie occidentale.
« Nous n'allons pas avoir d'accord permettant aux Iraniens d'avoir une arme nucléaire », a déclaré le vice-président américain JD Vance, selon des rapports du 19 mai. « Comme le Président vient de me le dire, nous sommes parés. Nous ne voulons pas emprunter cette voie, mais le Président est prêt et capable de le faire si nous le devons. »
Les contrats à terme néerlandais TTF pour le mois à venir, la référence européenne, ont chuté de 5,8 % pour se négocier sous les 49 € par mégawattheure. Cette baisse fait suite à un recul de 1,5 % du Brent, la référence mondiale, après que le président Trump a confirmé avoir suspendu une frappe militaire prévue contre l'Iran pour permettre des négociations. Les prix de l'or ont également glissé de 0,5 %, l'ouverture diplomatique ayant calmé la demande pour les actifs refuges.
L'enjeu est le retour potentiel de l'énergie iranienne sur le marché mondial, qui a été sévèrement restreint par les sanctions. Un accord pourrait voir les demandes de Téhéran pour un allègement des sanctions et la libération des avoirs gelés satisfaites, ajoutant une offre importante qui pèserait sur les prix mais apaiserait également les craintes inflationnistes qui ont récemment poussé les rendements du Trésor à la hausse.
Le soulagement du marché a fait suite à une déclaration du président Trump, qui a écrit sur sa plateforme Truth Social qu'il avait suspendu une attaque militaire prévue à la demande de ses alliés arabes du Golfe. Les dirigeants du Qatar, de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis lui auraient demandé de faire une pause car « des négociations sérieuses ont maintenant lieu ».
Téhéran a signalé ses propres conditions pour la paix. Selon l'agence de presse officielle de la République islamique (IRNA), les propositions de l'Iran, transmises à Washington via le médiateur pakistanais, comprennent une levée complète du blocus naval américain, la libération des avoirs iraniens gelés, la fin de toutes les sanctions unilatérales et des dommages et intérêts pour la guerre.
Cependant, la situation reste tendue. Un haut responsable iranien, Ebrahim Azizi, aurait déclaré : « La force est le seul langage qu'il [Trump] comprenne », suggérant que Téhéran estime que sa posture militaire est ce qui a amené Washington à la table des négociations. L'Iran a prévenu qu'il « ouvrirait de nouveaux fronts » si les attaques reprenaient.
Au cœur du conflit et de son impact économique se trouve le détroit d'Ormuz, une artère vitale pour le commerce mondial. Les ministres des finances des pays du G7 ont lancé un appel collectif pour sa réouverture immédiate, le qualifiant d'essentiel pour la stabilité économique internationale. La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a averti que le monde risque de « s'enfoncer dans une crise alimentaire mondiale » si le blocus se poursuit.
L'ONU et le Qatar ont également souligné la nécessité d'une navigation sans restriction. La fermeture de la voie navigable a déclenché une crise énergétique mondiale et exacerbe les déséquilibres des comptes courants mondiaux en pesant sur les chaînes d'approvisionnement, ont déclaré les ministres du G7 dans un communiqué commun.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.