IOTA a migré son mécanisme de consensus Starfish vers le mainnet via la version logicielle v1.21.1 et la version 24 du protocole, un changement technique conçu pour améliorer les performances du réseau dans des conditions réelles de stress. Le réseau basé sur un graphe orienté acyclique (DAG) fait pivoter sa stratégie de synchronisation des données pour mieux soutenir son ensemble de validateurs.
Cette mise à jour marque un abandon délibéré du modèle Mysticeti précédent, qui reposait sur l'extraction (pull) par les validateurs des données manquantes auprès de leurs pairs. Selon la documentation du projet : « Starfish passe de la récupération par extraction de Mysticeti à un mouvement de données par poussée (push), réduisant les requêtes d'extraction d'environ un ordre de grandeur avant que l'historique manquant n'atteigne le chemin critique pour les validateurs en retard. »
La nouvelle architecture introduit une conception basée sur la poussée où les validateurs envoient proactivement des données à leurs pairs, une méthode destinée à aider les nœuds à la traîne à rattraper leur retard plus efficacement pendant les périodes de forte activité. Ce processus sépare les métadonnées de bloc des charges utiles de transaction et utilise le codage Reed-Solomon pour diviser les charges utiles en fragments. Un bloc peut être reconstruit à partir d'un sous-ensemble suffisant de ces fragments, garantissant la disponibilité des données sans que chaque nœud ait besoin de la charge utile complète simultanément. Cette approche est également utilisée dans d'autres solutions de disponibilité des données.
Le compromis pour cette résilience accrue est un potentiel de latence des transactions ordinaires légèrement plus élevée, car la disponibilité des données est confirmée avant le séquençage. La mise à jour fait suite à l'évolution du protocole vers les contrats intelligents sur son testnet, et son succès sera désormais mesuré par ses performances opérationnelles sur le mainnet, en particulier sa capacité à maintenir l'alignement du réseau sous pression sans sacrifier la disponibilité, un défi auquel sont confrontés de nombreux protocoles basés sur le DAG comme Hedera Hashgraph et Fantom.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.