Une juge fédérale américaine a suspendu jeudi l'approbation finale du règlement proposé de 1,5 milliard de dollars de la société d'intelligence artificielle Anthropic avec des auteurs, exigeant plus de clarté sur l'accord et signalant un examen juridique accru pour les développeurs d'IA concernant les données d'entraînement. L'affaire porte sur des accusations selon lesquelles Anthropic aurait utilisé des livres piratés pour entraîner son chatbot Claude.
La juge de district américaine Araceli Martinez-Olguin à San Francisco n'a pas accordé l'approbation finale, demandant plutôt plus de détails sur des questions telles que les honoraires des avocats et les paiements aux principaux plaignants. Le règlement avait été initialement autorisé par le juge désormais à la retraite William Alsup en septembre dernier.
Le recours collectif, déposé pour la première fois en 2024, couvre plus de 480 000 œuvres. Bien que le juge Alsup ait statué en juin dernier que l'utilisation des œuvres par Anthropic pour l'entraînement constituait un « usage équitable », il a conclu que la société avait violé les droits d'auteur en enregistrant plus de 7 millions de livres piratés dans une « bibliothèque centrale ». Un procès pour déterminer les dommages financiers pour cette infraction était prévu pour décembre.
L'issue de cette affaire est suivie de près car elle pourrait établir un précédent juridique critique pour les droits de propriété intellectuelle à l'ère de l'IA générative. Une pénalité substantielle ou un règlement favorisant fortement les auteurs pourrait augmenter considérablement les coûts d'exploitation et les risques juridiques pour les développeurs d'IA comme OpenAI et Google, refroidissant potentiellement le sentiment des investisseurs dans un secteur qui a attiré des milliards de capitaux. Le retard souligne également la dissension parmi les auteurs, certains, dont le romancier Dave Eggers, ayant choisi de se retirer pour intenter des actions en justice distinctes contre Anthropic.
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