Une nouvelle génération de fonds d'investissement attire les capitaux avec des promesses de rendements à deux chiffres, mais ces gains s'accompagnent d'une complexité et de risques importants.
Les nouveaux fonds d'investissement alternatifs gagnent du terrain en offrant des rendements allant jusqu'à 14 %, ce qui contraste fortement avec les rendements inférieurs à 5 % des placements à revenu fixe traditionnels. Toutefois, ces stratégies reposent sur des produits dérivés complexes et des actifs moins liquides qui comportent un risque substantiel. Bien que l'attrait d'un revenu aussi élevé soit fort, les investisseurs doivent peser les mécanismes complexes et les inconvénients potentiels de ces produits.
« Les investisseurs sont désespérés de trouver des revenus dans un monde où les rendements sont comprimés, mais il n'y a pas de repas gratuit », a déclaré un gestionnaire de portefeuille dans une grande société de gestion d'actifs. « Ces produits à haut rendement utilisent une ingénierie financière qui peut s'effondrer en cas de crise. »
Alors que le S&P 500 offre un rendement en dividendes d'environ 1,5 % et que le bon du Trésor à 10 ans oscille sous les 4 %, ces nouveaux fonds utilisent des stratégies telles que les options d'achat couvertes (covered calls), le crédit privé et les billets structurés pour générer des paiements plus élevés. Par exemple, certaines sociétés de développement commercial (BDC) comme Ares Capital (ARCC) offrent des rendements supérieurs à 9 % en prêtant à des entreprises du marché intermédiaire, comme le souligne une analyse de marché récente.
La course au rendement met en évidence un défi croissant pour les gestionnaires d'actifs : répondre aux besoins de revenus des clients sans prendre de risques excessifs. Le succès de ces fonds à haut rendement dépendra de leur performance lors du prochain repli du marché, les régulateurs surveillant de près les problèmes systémiques potentiels.
L'attrait des stratégies à haut rendement
Le principal moteur de la popularité de ces fonds est l'environnement persistant de faibles rendements. Les sources traditionnelles de revenus comme les obligations d'État et les actions à dividendes offrant des rendements modestes, les investisseurs se tournent de plus en plus vers des alternatives. Les actions à dividendes à haut rendement ont été un choix populaire, avec des sociétés comme Altria Group (MO) et Realty Income (O) offrant des rendements de l'ordre de 5 à 7 %, selon les données du marché.
Toutefois, les nouveaux fonds promettant des rendements de 14 % ou plus évoluent dans une catégorie différente. Ils emploient souvent l'effet de levier et les produits dérivés pour amplifier les rendements, ce qui amplifie également le risque. Ces stratégies peuvent être opaques pour l'investisseur moyen, ce qui rend difficile l'évaluation du niveau réel de risque pris.
Un paysage de la gestion d'actifs en mutation
Le secteur de la gestion d'actifs évolue continuellement pour répondre à la demande des investisseurs. Récemment, New York Life Investment Management (NYLIM) a annoncé un changement de marque de ses produits d'investissement de détail aux États-Unis afin de créer une identité de marque plus unifiée. Cette initiative reflète l'accent mis par le secteur sur une communication et une image de marque claires pour attirer et fidéliser les clients dans un marché concurrentiel.
L'émergence de fonds à haut rendement et à haut risque est une autre facette de cette évolution. Alors que les gestionnaires d'actifs se disputent les capitaux, ils créent des produits plus spécialisés et complexes. Bien que ces produits puissent offrir des rendements attrayants, ils imposent également un fardeau plus lourd aux investisseurs et aux conseillers financiers, qui doivent faire preuve d'une diligence raisonnable approfondie. La viabilité à long terme des fonds promettant des rendements de 14 % reste à démontrer, et leur performance sur un marché volatil sera le test ultime.
Cet article est publié à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.