Pembina a signé un accord non contraignant pour une participation allant jusqu'à 20 % dans un pipeline de pétrole brut de 1 million de bpj vers la côte pacifique du Canada.
Pembina a signé un accord non contraignant pour une participation allant jusqu'à 20 % dans un pipeline de pétrole brut de 1 million de bpj vers la côte pacifique du Canada.

Pembina a signé un accord non contraignant pour une participation allant jusqu'à 20 % dans un pipeline de pétrole brut de 1 million de bpj vers la côte pacifique du Canada.
Pembina Pipeline Corp. prendra une participation allant jusqu'à 20 % dans un projet de pipeline de pétrole brut d'une capacité de 1 million de barils par jour vers la côte ouest du Canada, se joignant ainsi à une initiative soutenue par le gouvernement pour réduire la dépendance du pays aux marchés énergétiques américains.
« Ce projet représente une opportunité unique de développer une infrastructure énergétique d'envergure nationale qui renforce l'économie canadienne et élargit l'accès aux marchés mondiaux pour l'énergie canadienne », a déclaré Scott Burrows, président et chef de la direction de Pembina.
L'accord de principe non contraignant, signé avec le gouvernement du Canada, la province de l'Alberta, Trans Mountain Corp. et la Commission du pétrole et du marketing de l'Alberta, confère à Pembina un intérêt économique de 10 % pendant la construction, avec la possibilité d'acquérir 10 % supplémentaires une fois le pipeline mis en service commercial. Le projet utilisera l'emprise existante de Trans Mountain le long du tracé sud, Trans Mountain Corp. agissant comme promoteur principal responsable de la construction et des approbations réglementaires. Les accords définitifs sont visés pour septembre 2026, Pembina conservant une entière discrétion sur toute décision finale d'investissement et aucun capital de développement à risque n'étant requis avant cette date.
Ce pipeline représente la tentative la plus ambitieuse du Canada de diversifier ses exportations de pétrole brut au-delà des États-Unis, où la grande majorité des 4 millions de barils par jour de la production albertaine est actuellement acheminée. Le premier ministre Mark Carney s'est fixé pour objectif de doubler les exportations hors des États-Unis en une décennie, tandis que l'Alberta — qui abrite l'une des plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde — doit organiser un référendum non contraignant le 19 octobre sur l'opportunité d'entamer le processus de séparation du Canada, un vote alimenté par la frustration face à la politique énergétique fédérale.
Carney a confirmé jeudi que l'interdiction fédérale des pétroliers le long de la côte nord de la Colombie-Britannique restera en vigueur, répondant ainsi à une préoccupation environnementale clé qui avait compromis les précédents projets de pipeline, comme le projet Northern Gateway sous l'ancien premier ministre Justin Trudeau. Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, a déclaré que sa province n'irait pas devant les tribunaux pour contester le pipeline, éliminant ainsi un obstacle juridique majeur qui avait bloqué les précédents projets énergétiques interprovinciaux. Le gouvernement fédéral s'est également engagé à accélérer le développement du GNL en Colombie-Britannique, visant à tripler la production au cours de la prochaine décennie.
Pembina, qui opère dans le secteur énergétique canadien depuis plus de 70 ans, apportera son expertise en matière de développement et d'exécution de projets tout en maintenant ce qu'elle a décrit comme une approche mesurée de l'allocation du capital. La société a indiqué que la structure multipartite inclut des protections contre les dépassements de coûts et pour les rendements, et qu'elle évaluera l'opportunité par rapport à des jalons définis avant d'engager des capitaux. La dernière grande expansion de pipeline canadien — le pipeline Trans Mountain, achevé en 2024 pour un coût final de 34 milliards de dollars canadiens, près de cinq fois son estimation initiale — a souligné les risques financiers inhérents aux projets d'infrastructure énergétique à grande échelle.
Le succès du projet dépend de l'obtention des approbations réglementaires, des partenariats avec les Autochtones et des accords commerciaux dans les mois à venir. Pembina a indiqué qu'elle fournirait des mises à jour à des étapes clés au fur et à mesure de l'avancement de l'évaluation.
Cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.