L'administration Trump a reporté la mise en œuvre de nouveaux tarifs douaniers contre l'Union européenne, déplaçant l'échéance de mai au 4 juillet. Ce délai offre un bref répit aux entreprises européennes et américaines, particulièrement dans le secteur automobile, qui se préparaient à une escalade significative des hostilités commerciales. La nouvelle a provoqué un rebond de soulagement sur les actions automobiles européennes, bien que le différend sous-jacent reste non résolu, prolongeant l'incertitude du marché.
« Il existe un engagement à avancer rapidement dans la mise en œuvre de la déclaration conjointe UE-États-Unis », a déclaré Michael Damianos, ministre de l'Énergie, du Commerce et de l'Industrie de Chypre. Cependant, il a reconnu que des obstacles importants subsistent. Le Parlement européen a insisté sur des garanties, notamment une clause de suspension de l'accord si les importations américaines augmentent et causent un préjudice aux industries européennes.
Les tarifs proposés, qui incluent une taxe de 25 % sur les automobiles européennes, sont un point de discorde. L'UE tente de ratifier un accord commercial avec les États-Unis, mais les divisions entre les États membres ont bloqué les progrès. Alors que des pays comme la France et l'Espagne soutiennent des mesures de protection contre d'éventuels changements de politique de l'administration Trump, l'Allemagne a plaidé pour une conclusion rapide du pacte. L'UE est également aux prises avec des pressions internes, comme en témoigne la demande des producteurs de bétail canadiens d'exclure le bœuf d'un accord de libre-échange avec le bloc du Mercosur, qui comprend de grands exportateurs agricoles comme le Brésil et l'Argentine.
Le report au 4 juillet repousse la décision au-delà de la prochaine session du Parlement européen, mais il n'élimine pas le risque de futurs tarifs. Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a averti que si l'accord commercial n'est pas finalisé, le tarif de 25 % sur les automobiles européennes sera imposé. Cette incertitude persistante pèse sur les entreprises et les investisseurs des deux côtés de l'Atlantique, rendant difficile la planification de l'avenir. Les prochains mois seront critiques pour déterminer la direction des relations commerciales États-Unis-UE.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.