Volvo Car a obtenu une autorisation de vente aux États-Unis malgré une règle de l'ère Biden bloquant les importations de véhicules liés à la Chine, faisant grimper ses actions mercredi.
Volvo Car a obtenu une autorisation de vente aux États-Unis malgré une règle de l'ère Biden bloquant les importations de véhicules liés à la Chine, faisant grimper ses actions mercredi.

Volvo Car a obtenu une approbation réglementaire américaine pour poursuivre ses ventes malgré une règle de l'ère Biden ciblant les importations de véhicules liés à la Chine, ce qui a fait grimper les actions du constructeur automobile suédois mercredi.
La société était en discussions avec les régulateurs américains suite à cette décision, qui visait à bloquer l'importation et la vente de véhicules ayant des liens avec la Chine, selon une personne proche des négociations.
Cette approbation lève un obstacle réglementaire clé pour Volvo, qui appartient au groupe chinois Geely Holding. La règle de l'ère Biden, finalisée fin 2024, visait à restreindre les véhicules liés à la Chine pour des raisons de sécurité nationale, menaçant les ventes américaines de Volvo. Les immatriculations automobiles européennes ont augmenté de 5,1 % en avril par rapport à l'année précédente, tandis que Tesla a bondi de 46 % sur la même période, selon les données du secteur.
Cette décision pourrait créer un précédent pour d'autres constructeurs étrangers ayant des liens de propriété ou de chaîne d'approvisionnement avec la Chine, remodelant potentiellement la réglementation pour l'industrie automobile mondiale de 2 000 milliards de dollars. La capacité de Volvo à vendre aux États-Unis — son deuxième plus grand marché — protège une source de revenus que les analystes estiment représenter environ 15 % des ventes mondiales de l'entreprise.
La règle du département du Commerce ciblait les importations de véhicules liés à la Chine
La réglementation, émise par le département du Commerce américain sous l'administration Biden, ciblait les logiciels et matériels de véhicules connectés en provenance de Chine et de Russie, interdisant de fait les véhicules contenant certains composants chinois ou structures de propriété chinoises sur le marché américain. Volvo, acquise par Geely en 2010, faisait face à une exclusion potentielle malgré la fabrication d'une grande partie de ses véhicules en Europe.
Cette décision s'inscrivait dans le cadre d'un effort plus large de l'administration Biden pour restreindre la technologie chinoise dans les secteurs critiques, invoquant les risques de collecte de données et de manipulation à distance des véhicules. Le marché américain représentait environ 100 000 ventes annuelles de véhicules Volvo avant l'incertitude réglementaire, selon les documents de l'entreprise. La précédente escalade des droits de douane américains sur les produits chinois — un droit de 25 % sur 50 milliards de dollars d'importations chinoises en 2018 — a réduit le commerce bilatéral de pièces automobiles d'environ 15 % en deux ans, selon les données du Bureau du recensement.
L'approbation protège 100 000 ventes annuelles aux États-Unis pour Volvo
Le feu vert permet à Volvo de maintenir son réseau de concessionnaires américains et d'importer des modèles tels que le XC90 et le SUV électrique EX90 sans perturbation. L'entreprise avait averti qu'un refus pourrait la contraindre à restructurer ses opérations américaines ou à modifier ses stratégies de production.
Les actions automobiles européennes ont globalement progressé suite à cette nouvelle, l'indice Stoxx Europe 600 Automobiles & Parts augmentant parallèlement aux actions de Volvo. Cette approbation offre également une visibilité pour les ambitions plus larges de Geely aux États-Unis, bien que d'autres constructeurs liés à la Chine puissent encore faire face à des restrictions. BMW et Mercedes-Benz, qui s'approvisionnent tous deux en composants en Chine, suivent de près l'issue réglementaire tout en évaluant leur propre exposition.
Volvo doit désormais reconstruire la confiance des concessionnaires et des clients américains après des mois d'incertitude réglementaire. Le prochain rapport de résultats de l'entreprise, attendu en juillet, offrira un premier aperçu clair de la traduction de cette approbation en reprise des ventes. Pour l'ensemble du secteur, cette décision pourrait encourager d'autres constructeurs étrangers ayant des liens avec la Chine — y compris ceux disposant de chaînes d'approvisionnement chinoises pour les batteries — à demander des exemptions similaires. Si l'administration Trump maintient ou durcit la règle, la fenêtre réglementaire pourrait se refermer, laissant Volvo et ses pairs dans un cycle de négociations au cas par cas.
Cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.