Barclays relève l'objectif du S&P 500 à 7 650 points malgré les vents contraires du marché
Le 25 mars 2026, Barclays a relevé ses prévisions de fin d'année pour le S&P 500 de 7 400 à 7 650 points, signalant sa conviction dans la force des entreprises américaines. Le nouvel objectif implique un gain potentiel de 16,2 % par rapport à la clôture de l'indice à 6 581,00 le 24 mars. La banque a également augmenté son estimation de bénéfice par action (BPA) pour l'indice en 2026 de 305 dollars à 321 dollars. Cette révision haussière intervient alors que le S&P 500 a reculé de 4,3 % en raison des tensions géopolitiques et enregistre une série de quatre semaines de pertes.
Les stratèges de la firme ont reconnu l'augmentation des risques macroéconomiques, notamment la guerre au Moyen-Orient, l'inflation tenace et les tensions sur les marchés du crédit privé. Cependant, ils ont conclu que ces facteurs ne feraient pas dérailler le cycle de croissance actuel. La confiance de Barclays reflète l'idée que les États-Unis offrent une croissance nominale supérieure et un secteur technologique durable qui l'emporte sur la volatilité à court terme et un scénario baissier potentiel de 5 900 points pour l'indice.
Des marges bénéficiaires record de 13,2 % soutiennent le consensus haussier
L'optimisme de Barclays s'inscrit dans une tendance plus large à Wall Street. Les données compilées par Morgan Stanley montrent que les stratèges côté vente anticipent collectivement une croissance des bénéfices du S&P 500 de 20 % au cours des 12 prochains mois. Cette confiance repose sur un historique éprouvé de résilience des entreprises, l'indice ayant enregistré cinq trimestres consécutifs de croissance des bénéfices à deux chiffres.
Cette performance est due à une efficacité opérationnelle exceptionnelle, les entreprises du S&P 500 ayant atteint une marge bénéficiaire nette combinée record de 13,2 % parallèlement à une croissance des revenus de 9 % au cours du dernier cycle de rapports. Les géants de la technologie et de la santé comme NVIDIA, Microsoft et Eli Lilly ont joué un rôle déterminant, gérant avec succès les pressions sur les coûts dues à un taux des fonds fédéraux de 3,75 % et aux précédentes flambées des prix du pétrole qui ont poussé le Brent vers 130 dollars le baril. Leur capacité à augmenter leurs marges démontre une force fondamentale que les analystes estiment continuer à propulser le marché vers l'avant.