Le groupe italien de spiritueux Campari (CPRI.MI) a vu ses actions plonger de plus de 11 % après avoir annoncé une croissance organique des ventes de 2,9 % au premier trimestre, un chiffre nettement inférieur au consensus de 5,1 %.
« Malgré un contexte opérationnel difficile, nous avons gagné des parts de marché dans presque tous nos marchés clés à l'échelle mondiale, en particulier sur nos marques prioritaires », a déclaré le PDG Simon Hunt dans un communiqué.
Cette contre-performance est due à des difficultés inattendues avec les détaillants en Europe et à un déstockage sur les marques moins prioritaires aux États-Unis. Le chiffre d'affaires total s'est élevé à 643 millions d'euros, sous les 651 millions d'euros attendus par les analystes de Visible Alpha. Les ventes de ses principaux apéritifs n'ont augmenté que de 2 %, tandis que la catégorie whisky et rhum a reculé de 5 %.
La chute brutale du titre reflète l'inquiétude des investisseurs quant au ralentissement, alors même que Campari a réitéré ses prévisions annuelles de croissance organique des ventes d'environ 3 %. Ces résultats tranchent avec la bonne tenue d'autres noms du luxe italien comme Brunello Cucinelli (+3,12 %) et Moncler (+2,36 %).
### Résultats du T1 vs Consensus
| Indicateur | Réel | Consensus | Écart |
|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 643 M€ | 651 M€ | -1,2 % |
| Croissance organique | +2,9 % | +5,1 % | -2,2 % |
### Performance régionale et avis des analystes
La croissance a été la plus faible dans les régions clés d'Amérique du Nord, avec une progression organique de 2,2 %, et d'Europe, qui n'a progressé que de 1,9 %. Les marchés en développement de la société ont été un point positif, affichant une croissance de 12,7 %.
Ce début d'année difficile jette un doute sur les performances futures, même si les prévisions sont officiellement maintenues.
« Bien que le problème des détaillants européens soit désormais résolu, aucun des deux impacts du T1 susmentionnés ne devrait être récupéré sur le reste de l'année », ont déclaré les analystes de Morgan Stanley dirigés par Tilly Eno. « Par conséquent, nous nous attendons à ce que l'impact du manque à gagner du T1 se répercute sur les estimations annuelles de croissance organique, ramenant le consensus vers la prévision réitérée de Campari de l'ordre de +3 %. »
Ces résultats illustrent la pression qui pèse sur les marques de consommation, alors que même les noms haut de gamme sont confrontés à des défis. Le recul de l'action la place parmi les moins bonnes performances de la bourse de Milan pour la journée, aux côtés de Tenaris et d'autres valeurs industrielles.
La confirmation des prévisions suggère que la direction est confiante dans une reprise sur le reste de l'année 2026. Les investisseurs surveilleront de près les résultats du deuxième trimestre pour déceler des signes de redressement sur les marchés clés d'Amérique du Nord et d'Europe.
Cet article est uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.