Deere & Co. a publié un chiffre d'affaires au deuxième trimestre de 11,44 milliards de dollars, en hausse, la poussée de 20,1 % de sa division construction ayant compensé le net repli de son activité agricole principale.
Ces résultats mettent en lumière une divergence clé dans les marchés finaux du fabricant d'équipements lourds. « Deere a été confronté à des défis dus à la faiblesse des dépenses des agriculteurs dans un contexte de prix bas des matières premières », selon un rapport de Zacks Investment Research publié avant les résultats. L'entreprise a aligné sa production sur la demande, ce qui devait peser sur ses performances.
La réaction de l'action du constructeur basé à Moline, dans l'Illinois, sera scrutée de près, car ces résultats mitigés étaient largement anticipés par Wall Street. Le Zacks Earnings ESP, un indicateur des surprises sur les bénéfices, était négatif de 8,26 % avant le rapport, signalant une faible probabilité de dépassement des prévisions.
L'histoire de deux segments
Le fossé de performance entre les segments de Deere est frappant. L'unité Construction et Foresterie devrait voir son bénéfice d'exploitation grimper à 427 millions de dollars, contre 379 millions de dollars un an plus tôt, grâce aux 3,54 milliards de dollars de ventes. Cette vigueur a constitué un tampon crucial contre le ralentissement agricole.
En revanche, le segment Agriculture de production et de précision, le plus important de Deere, devrait voir ses revenus chuter de 13,7 % à 4,51 milliards de dollars. Le bénéfice d'exploitation du segment est estimé en chute de 37,6 % à 719 millions de dollars, compressé par la baisse des volumes d'expédition et des coûts de production élevés qui ont dépassé les gains issus de la réalisation des prix.
Le segment Petite agriculture et Espaces verts a été un point positif, avec des revenus projetés en croissance de 14 % à 3,42 milliards de dollars et un bénéfice d'exploitation attendu en hausse de 3,8 % à 596 millions de dollars.
Les résultats soulignent les pressions cycliques auxquelles est confronté le secteur agricole, tandis que la demande d'équipements de construction et de foresterie reste robuste. Les investisseurs vont maintenant se concentrer sur les perspectives actualisées de la direction lors de la conférence téléphonique pour évaluer si les marges bénéficiaires peuvent résister dans un contexte de baisse de la demande agricole.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.