La Banque Royale du Canada a annoncé un bénéfice ajusté de 5,6 milliards CAD, soit 3,90 CAD par action, pour le deuxième trimestre fiscal, dépassant de 3,45 % le consensus des analystes de 3,77 CAD.
"Ce trimestre représente la deuxième meilleure performance trimestrielle de l'histoire de RBC", a déclaré Dave McKay, président-directeur général. Les bénéfices avant provisions et impôts ont augmenté de 15 % par rapport à l'année précédente, soutenus par une croissance des revenus de 11 % et un effet de levier opérationnel de plus de 3 % pour l'ensemble de la banque, a-t-il ajouté.
Les revenus de 17,45 milliards CAD ont dépassé le consensus de 17,15 milliards CAD et ont augmenté de 11 % par rapport à l'année précédente. La banque a affiché un rendement des capitaux propres de 17,2 % et un ratio de fonds propres de catégorie 1 de 13,5 %. Le bénéfice net de 5,5 milliards CAD se compare à 4,4 milliards CAD sur la période de l'année précédente.
Les Marchés financiers ont enregistré un bénéfice net record de 1,5 milliard CAD, en hausse de 23 % par rapport à l'année précédente, grâce à une augmentation de 16 % des revenus des marchés mondiaux et à une hausse de 27 % des revenus de la banque d'investissement. Le bénéfice net de la Gestion de patrimoine a grimpé de 28 % pour atteindre 1,2 milliard CAD, avec des actifs sous gestion dépassant 800 milliards CAD et des actifs sous administration de la gestion de patrimoine canadienne dépassant 1 000 milliards CAD. Le bénéfice net des Services bancaires particuliers canadiens a augmenté de 18 % pour atteindre 1,9 milliard CAD, tandis que celui des Services bancaires commerciaux a bondi de 43 % pour atteindre 854 millions CAD.
La banque a constitué des provisions de 18 millions CAD sur les prêts performants et de 899 millions CAD pour pertes sur prêts douteux, soit 34 points de base. Les prêts douteux bruts ont augmenté de 623 millions CAD par rapport au trimestre précédent pour atteindre 9,8 milliards CAD, sous l'effet des Marchés financiers et de la Gestion de patrimoine. Le chef des risques, Graeme Hepworth, a indiqué que la banque avait ajouté une légère sévérité à ses scénarios macroéconomiques pessimistes et maintenu des pondérations élevées pour ces scénarios, citant les risques géopolitiques et l'incertitude commerciale.
RBC a augmenté son dividende trimestriel de 0,12 CAD par action, soit une hausse de 14 % sur un an, et a racheté 7,4 millions d'actions pour environ 1,7 milliard CAD au cours du trimestre. La banque a également annoncé son intention de lancer un programme de rachat d'actions ordinaires portant sur un maximum de 45 millions d'actions. McKay a déclaré que les rachats restent un moyen important de retour de capital, ajoutant que RBC estime que sa valeur intrinsèque reste supérieure aux valorisations actuelles.
La banque a maintenu ses prévisions pour 2026, à savoir une croissance du revenu net d'intérêts à un chiffre moyen et une croissance des dépenses à un chiffre moyen. McKay a indiqué que l'économie canadienne reste résiliente, avec une croissance annualisée du PIB de 1,7 % au premier trimestre, bien que l'incertitude liée aux négociations sur l'ACCUME et au conflit au Moyen-Orient persiste.
Les actions ont baissé de 1,6 % dans les échanges pré-marché à 186,10 CAD, réduisant un gain sur 12 mois d'environ 51 %. Le maintien des prévisions indique que la direction s'attend à ce que le modèle diversifié de la banque soutienne la dynamique des bénéfices malgré les vents contraires macroéconomiques. Les investisseurs surveilleront les prochains résultats trimestriels pour obtenir des mises à jour sur les tendances du crédit et le rythme des rachats d'actions.
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