Nvidia va enregistrer un flux de trésorerie disponible record de 178 milliards de dollars
Nvidia aborde sa conférence GTC 2026 avec un élan financier sans précédent dans l'histoire des entreprises. Un consensus des estimations d'analystes prévoit que le flux de trésorerie disponible de l'entreprise augmentera de 85 % pour dépasser 178 milliards de dollars pour l'exercice fiscal se terminant en janvier 2027. Cela éclipserait le précédent record de près de 150 milliards de dollars établi par Saudi Aramco en 2022. Les projections pour l'année suivante sont encore plus élevées, à 233 milliards de dollars. Malgré ces perspectives, l'action de l'entreprise est restée relativement modérée, en baisse de 1 % depuis le début de l'année début février. Cette performance a créé une déconnexion de valorisation : Nvidia se négocie à seulement 17 fois les bénéfices projetés pour l'année prochaine, une décote par rapport à l'indice S&P 500 plus large. Avec 93 % des 70 analystes couvrant l'action la notant "acheter", l'objectif de prix moyen de 267 dollars implique une hausse de 45 %, ce qui met une immense pression sur l'entreprise pour qu'elle présente un récit de croissance convaincant lors de sa conférence.
GTC 2026 détaillera le passage à une stratégie d'inférence de 20 milliards de dollars
Wall Street s'attend à ce que le discours d'ouverture du GTC de Nvidia détaille un pivot stratégique crucial de la formation IA à l'inférence IA. Alors que les GPU de Nvidia dominent la phase d'entraînement, gourmande en calcul, où les modèles IA sont construits, le marché évolue vers l'inférence, où ces modèles sont mis en œuvre pour générer des réponses. Cette prochaine phase est très sensible aux coûts, nécessitant un matériel plus spécialisé et efficace. En 2025, les puces IA représentaient 88 % des dépenses de calcul des centres de données, un renversement complet par rapport à 2019, lorsque les CPU détenaient 87 % des parts. Pour aborder le marché de l'inférence, Nvidia a payé environ 20 milliards de dollars l'année dernière pour licencier la technologie et acquérir des talents de Groq, une entreprise privée spécialisée dans les unités de traitement du langage (LPU). Les investisseurs attendront des détails sur la manière dont Nvidia prévoit d'intégrer ces LPU dans son portefeuille de produits pour offrir des solutions personnalisées et rentables pour les tâches d'inférence comme le pré-remplissage et le décodage, défendant ainsi sa part de marché contre les puces personnalisées des hyperscalers comme Amazon et Google.
Les dépenses des hyperscalers stimulent une demande sans précédent
La course aux armements de l'IA parmi les fournisseurs de services cloud alimente la croissance de Nvidia. Les dépenses d'investissement d'Amazon, par exemple, devraient atteindre 190 milliards de dollars cette année, une forte augmentation par rapport à son rythme annuel précédent de 50 à 60 milliards de dollars, la majeure partie de la différence étant consacrée à l'infrastructure IA basée sur les puces de Nvidia. Bien que certains analystes prévoient que cette dépense en capital à l'échelle de l'industrie atteindra son apogée en 2028, la demande immédiate reste robuste. Par ailleurs, des rumeurs de collaboration potentielle sur les CPU x86 avec Intel ont circulé, bien que le directeur financier d'Intel ait récemment tempéré les attentes, déclarant que tout produit conjoint était "à quelques années". Pour l'instant, les investisseurs restent concentrés sur la feuille de route principale de Nvidia et sa capacité à répondre aux dépenses voraces de ses plus grands clients.