Le PIB britannique de janvier stagne à 0,0%, manquant les prévisions
L'économie du Royaume-Uni n'a montré aucune croissance en janvier 2026, une déception significative qui a manqué la prévision consensuelle des économistes d'une expansion de 0,2%. Les données, publiées par l'Office des statistiques nationales, marquent une nette décélération par rapport à la croissance de 0,1% enregistrée en décembre 2025 et signalent un approfondissement de la fragilité économique. Bien que l'économie reste 0,8% plus importante qu'en janvier 2025, la performance mensuelle souligne un manque de dynamisme à l'entrée de la nouvelle année.
Une ventilation détaillée révèle une faiblesse dans les secteurs clés. La production industrielle a contracté de 0,1% au cours du mois, tandis que le secteur crucial des services, qui représente la majorité de l'économie britannique, a complètement stagné. Un déclin de 5,7% des activités d'emploi a été le plus grand contributeur négatif au PIB. La production de la construction, malgré un gain mensuel mineur de 0,2%, a chuté de manière substantielle de 2,0% sur les trois mois précédant janvier, soulignant la faiblesse persistante du secteur.
La Banque d'Angleterre face à la stagflation alors que les paris de baisse de taux s'évaporent
Le chiffre stable du PIB place la Banque d'Angleterre (BOE) face à un dilemme stagflationniste classique. La hausse des prix de l'énergie et l'incertitude géopolitique alimentent les risques d'inflation, tandis que l'économie nationale est incapable de générer de la croissance. Cette combinaison remet directement en question la prochaine décision politique de la banque centrale et anéantit les attentes antérieures du marché en matière d'assouplissement monétaire. Avant le rapport, les investisseurs avaient anticipé des baisses de taux par rapport au taux directeur actuel de 3,75%.
En réponse à ces données, les marchés financiers ont rapidement réévalué les contrats à terme sur taux d'intérêt, la probabilité d'une baisse de taux à court terme ayant quasiment disparu. Les investisseurs s'attendent désormais largement à ce que la BOE maintienne son taux directeur stable lors de sa prochaine réunion. Les perspectives sombres sont aggravées par l'organisme de surveillance budgétaire du gouvernement, qui a récemment revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2026 de 1,4% à 1,1%. Certains économistes prévoient que la croissance pourrait être aussi faible que 0,1% pour l'année si les vents contraires externes liés aux coûts de l'énergie et aux conflits mondiaux persistent.